Trois points clés pour réussir son projet de BI mobile
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Trois points clés pour réussir son projet de BI mobile

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Ergonomie, nouveaux modes de visualisations, digitalisation de l’information, données accessibles à tout moment et partout… la gestion d’un projet de business intelligence en mobilité change du tout au tout. Décryptage des trois points clés à considérer pour mener à bien ses ambitions.

 

À coup de quelques pourcentages chaque année, le marché du PC s’effondre peu à peu au profit des phablets, des tablettes et surtout des smartphones. Avec cet effondrement progressif, c’est tout le visage de l’IT qui s’en voit bouleversé. Business intelligence en tête. « Aujourd’hui, près de 70 % des projets BI que nous menons ont une composante mobile. Qu’il s’agisse d’un commercial en déplacement, d’un manager en voyage d’affaires ou même d’un dirigeant bloqué dans un ascenseur, tous veulent accéder à des données précises où qu’ils soient », analyse Jean David Lo Fan Hin, Directeur Technique et Innovation chez Twin Solutions. Mais comment cette nouvelle composante impacte-t-elle concrètement les projets BI ?

 

1. Adapter les données aux besoins de mobilité

La première conséquence de la BI mobile tient au mode de consommation des données. « En déplacement, les collaborateurs cherchent une information précise, accessible en quelques clics », confirme Jean David Lo Fan Hin. Dès lors, impossible pour eux de parcourir les centaines de lignes d’un reporting comme ils peuvent le faire sur PC. En somme, sur mobile, la donnée doit être précise, mise à jour quasiment en temps réel et accessible en quelques gestes. Par exemple, nul besoin de livrer un rapport complet de 10 000 lignes à un dirigeant souhaitant accéder à son chiffre d’affaires en temps réel. Seuls quelques indicateurs clairs et synthétiques suffisent.

 

2. Choisir entre suites décisionnelles et développement d’un outil mobile

Pour y parvenir, vaut-il mieux faire confiance aux suites décisionnelles désormais accessibles en mobilité ou développer un outil optimisé pour ce nouveau mode de consommation ? « Les suites décisionnelles ont l’avantage d’être rapides à mettre en œuvre et peu coûteuses. Cela permet de proposer de la BI mobile plus vite et moins cher qu’un développement sur mesure », explique l’expert. Toutefois, si les entreprises souhaitent un outil parfaitement optimisé pour des usages mobiles spécifiques, elles devront en passer par un projet plus avancé comme l’a fait le retailer Naf Naf avec SAP RoamBI.

 

3. Une BI connectée ou déconnectée ?

Enfin, une autre question se pose avant de se lancer dans son projet de BI en mobilité. Que choisir entre une application en mode connecté (et donc dépendante d’un accès à Internet) ou en mode déconnecté – c’est-à-dire synchronisée régulièrement et accessible même sans réseau ? « Il y a quelques années, tous les projets de BI mobile optaient pour le mode connecté. Malheureusement, il n’était pas toujours adapté à la réalité des usages. Là encore, l’idéal consiste à repartir du besoin des utilisateurs », détaille Jean David Lo Fan Hin. En effet, le mode connecté a l’inconvénient d’être plus long à charger. Lors de l’ouverture de l’application, toutes les données doivent être mises à jour. Par conséquent, un commercial en déplacement dans des zones mal desservies par Internet ne pourra pas avoir accès à des données à jour. Dans son cas, le mode déconnecté lui fournirait immédiatement des informations, mises à jour régulièrement et automatiquement dès que la connexion à Internet est disponible. En revanche, un manager qui passe 90 % de son temps dans son bureau préférera le mode connecté qui lui garantit une mise à jour en temps réel.

 

PROJET DE BUSINESS INTELLIGENCE : MODE D’EMPLOI